This translation into French of my PressThink post, How to be Literate in What’s Changing Journalism, is by Thomas Seymat and Mélodie Bouchaud.

Mon cours de “culture numérique” a pour objectif de former les étudiants aux changements qui boulversent le journalisme. J’attends de mes étudiants qu’ils maîtrisent les courants et les tendances listées ci-dessous à la fin du semestre.

Ils doivent être en mesure d’en comprendre la signification, l’importance et la direction dans laquelle va chacun de ces concepts. J’ai ajouté un lien ou deux pour vous aider à suivre. N’hésitez pas à commenter, je serais heureux de lire vos commentaires et vos ajouts à cette liste.

1) Les nouvelles habitudes des réseaux sociaux et le nouveau modèle de distribution par le partage. Aujourd’hui les réseaux sociaux ont la main sur les relations avec les utilisateurs, Facebook surtout. (lien)

2) La transition vers les mobiles et, sur les mobiles, vers les applications. Elle a lieu désormais à une vitesse renversante. (lien)

3) De nouveaux business model pour les médias. Au-delà de la méthode classique de génération de l’audience dans le but de vendre des abonnements et des publicités, on observe :
* Stocker des donnés… pour mieux cibler les pubs et personnaliser les produits.
* Vendre des recherches sur demande… via des abonnements comme le fait Giga Om ou via conversations comme le fait Techdirt.
* Des événements… Tirer profit de la marque d’un média qui a le pouvoir de réunir des gens (Un lien) (Un autre)
* Le native advertising/contenu sponsorisé et le modèle d’agence… Comme le font Buzzfeed et Vice (lien) * Les modèles à but non lucratif… comme ProPublica, le Minn Post et le Texas Tribune. (lien)
* La levée de fonds participative et les adhésions… comme chez Beacon ; De Correspondent, The Guardian, Voice of Sand Diego, Ricochet.
* Lancez-vous… Les initiatives individuelles peuvent réussir.

4. Analyser la production médiatique. Apprendre du comportement de son audience sans se laisser asservir par les chiffres. (lien)

5. Se concentrer sur le “produit” dans les médias. Rassembler la technique, l’éditorial, le business et l’expérience utilisateur. (lien)

6. Le design numérique et l’amélioration de l’expérience utilisateur (UX). Vers une meilleure ergonomie des médias. (lien)

7. Le journalisme de données. Dans toutes ses facettes : collecter des données, se connecter à des données via une interface de programmation (API), créer une visualisation de donnés, trouver des sujets dans les donnés, rendre accessibles aux utilisateurs des bases de données nettoyées et indexées, l’intégration de capteurs dans le travail journalistique. (lien)

8. L’amélioration continue des systèmes de gestion de contenus et ainsi, du flux de travail. Aujourd’hui, la technique a une place de choix dans certains médias. (lien) (un autre)

9. Structurer les bases de données. Pour extraire plus de valeur de la production régulière d’information. (Un lien) (Un autre)

10. Personnaliser les produits journalistiques. Pourquoi envoyer les mêmes reportages à tout le monde ? (lien)

11. Transparence et confiance. Alors que “Faites nous confiance, nous sommes des professionnels” fait place à “Montrez nous votre travail”. (lien)

12. Le journalisme ouvert comprenant : la vérification de contenus générés par les utilisateurs, le journalisme en réseau, la production participative et les réseaux sociaux comme outils de reportage. Le peuple, jadis connus sous le nom de lecteurs, dans une collaboration fructueuse à chaque instant de la production – depuis l’idée d’un sujet à la recherche de sources jusqu’à ce que le sujet soit terminé. (lien)

13. Automatisation et “journalisme robot”. Si des machines peuvent faire mieux pour moins cher, les journalistes humains peuvent alors grimper des échelons. (lien)

14. Créer une culture de l’agilité dans les rédactions. Pour que l’adaptation, la collaboration et l’expérimentation ne soient pas un calvaire. (lien)

15. Le modèle de la franchise personnelle dans les médias. Un journaliste peut avoir son propre public qui suit en ligne ses productions. (lien)

16. Marché vertical de l’actualité et journalisme de niche. Parler et connaitre un sujet vraiment bien, et trouver un marché que ça intéresse, pendant que ledégroupage des médias généralistes continue. (lien)

17. Le futur du journalisme de contexte et d’explication. Fournissant le fonds nécessaire pour comprendre les mises à jour. (lien)

18. “Les informations comme un service”. Plutôt qu’un produit apparaissant sur le planning du média, un service qui aide l’utilisateur à faire quelque chose. (lien)

19. De la rareté à l’abondance. Avant, la valeur ajoutée du journaliste était la publication de nouveautés. Maintenant, ils peuvent aussi servir les utilisateurs en repêchant dans le flux quotidien de contenus bas de gamme les meilleures informations et les organiser. C’est ce qu’on appelle parfois la “curation”.

20. Le fact-checking/vérification et la chasse aux rumeurs. Avant, la presse gérait les fausses informations simplement en choisissant de ne pas les diffuser. Il existe désormais un devoir positif de pister et de critiquer les faux. (lien) (un autre)

21. “Nous ne sommes plus responsables”. Dans le temps, les médias produisaient les informations et possédaient les filières de distribution. De nos jours, d’autres acteurs, plus gros, comme les entreprises gérant des plateformes sociales et les gouvernements, s’immiscent entre les utilisateurs et les journalistes. Des travaux journalistiques circulent sur des sites que les rédacteurs en chef ne contrôlent pas. Les éditeurs d’information doivent “aller où sont les gens” mais bien souvent ils ne savent pas ce qui est fait à ces gens. Le public doit être prévenu de ce fait. (lien.)

Voir aussi la réponse de Steve Buttry avec plus de liens.

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